Ou comment rejouer différemment une scène que je croyais très drôle...
Ca commence en racontant à un pote de pote pourquoi j'étais très très (très) en retard. Un aveu qui mélange petite honte et fierté de la glandeuse intégrale : je me suis levée à 13h30 tu comprends...
- Ah t'es en vacances ?
- Heu... oui... en fait... suis censée chercher du travail, je réponds en riant à moitié (au quart, voire encore moins)...
- Aaaah... t'es au chômage en fait.
Il paraît. Ne me reste plus qu'à intégrer ce nouveau statut. Je serais bien restée encore un peu étudiante, juste pour le confort de ne pas avoir à se justifier, pas de culpabilité, beaucoup de vacances, si je dors c'est que j'ai pas cours, si je vais pas en cours je vais quand même mettre un coup de booster avant la fin de l'année, si je passe mon temps à boire c'est parce que tu comprends chuis jeune...
Maintenant, si j'ai tout bien compris, je suis censée devenir responsable. Alors autant faire le grand saut, ne pas prolonger artificiellement la parenthèse en m'inscrivant une année de plus en fac comme le font tant de ceux que je connais.
Ceux-là même qui partent cet été et arriveront comme des fleurs à la rentrée, sûrs que tout leur est acquis.
Et puis tout n'est pas tout noir ou tout blanc, tu as déjà pu le constater depuis quelques semaines. Il ne s'agit pas de travailler ou de ne pas travailler, il y a une infinité de nuances qui s'appliquent en ce moment à ta vie.
Comme toujours, c'est l'angoisse ou quelque chose qui y ressemble, qui t'aura aidée à te botter le cul plus vite que les autres.
à 22:49